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LES FONCTIONS RELATIVES AUX ACTES DE BASE DE LA PRIÈRE- Al - Ghazâli

3 Février 2016 , Rédigé par Ladji Publié dans #islam

Le muezzin
Le muezzin

S'agissant des fonctions relatives aux actes de base de la prière, elles sont au nombre de trois :

La première : L'imam doit alléger le rukû' et le sujûd sans dépasser la répétition de trois tasbîhât (glorification) au cours de chacun d'eux. En effet on rapporte qu'Anas a dit : " Je n'ai jamais vu de prière plus légère tout en étant parfaite comme celle de l'Envoyé de Dieu." De même on rapporte qu'Anas ibn Mâlik a prié derrière 'Umar ibn 'Abdul'azîz qui était alors le prince de Médine et a dit : " Je n'ai jamais prié derrière quelqu'un dont la prière ressemble à celle de l'Envoyé de Dieu comme ce jeune homme. Nous répétions derrière lui à chaque fois dix glorifications." On a rapporté également : " Nous glorifions derrière l'Envoyé de Dieu et répétions dix fois lors du rukû' et du sujûd".

Ceci est bon mais s'en tenir à trois s'il y'a beaucoup de fidèles est meilleur. Mais s'il n'assiste à la prière en commun que ceux qui se consacrent à la religion il n'y a pas de mal à aller jusqu'à dix glorifications. Voilà comment il est possible de concilier les différentes traditions à ce sujet. Il convient également que l'imam dise en relevant la tête du rukû' : Dieu entend celui qui Le loue.

La deuxième concerne le ma'mûm : Le ma'mûm ne doit pas s'incliner en même temps que l'imam mais s'attarder légèrement par rapport à l'exécution de ses gestes. Ainsi il ne s'incline pour la prosternation que lorsque le front de l'imam touche le sol de la mosquée. Car c'est l'attitude de conformité des Sahâba par rapports aux gestes accomplis par l'Envoyé de Dieu. De même il ne doit pas s'abaisser pour le rukû' en même temps que l'imam.

D'ailleurs on a dit que les fidèles quittent la prière en commun en trois catégories : les uns obtiennent le fruit de vingt-cinq prières et ce sont ceux qui prononcent le takbîr et s'inclinent après l'imam; d'autres n'obtiennent que le fruit d'une seule prière et ce sont ceux qui le font en même temps que lui et d'autres encore qui n'obtiennent le fruit d'aucune prière et ce sont ceux qui devancent l'imam.

Mais devait-il ou non attendre l'arrivée de celui qui entre dans la mosquée pour lui permettre d'obtenir le mérite de la prière en commun en participant à une rak'a entière ?

Peut être que cela convient-il s'il n'y a pas disproportion évidente pour les participants car leur droit de ne pas subir un allongement de la prière doit être respecté.

La troisième : Il ne doit pas trop prolonger le tashahhud pour éviter l'allongement. De même il ne doit pas se réserver à lui-même les invocations mais les formuler au pluriel en disant : " Mon Dieu ! Pardonne-nous !" et non pas : " Mon Dieu ! Pardonne-moi !" En effet il est répréhensible pour l'imam de se réserver les invocations.

Mais il est bon pour l'imam, de recourir pour chercher refuge lors du tashahhud, aux cinq paroles qu'utilisaient le Prophète : " Nous cherchons refuge auprès de Toi contre le châtiment de la Géhenne et le châtiment de la tombe.

Nous cherchons refuge auprès de Toi contre les séductions de la vie et de la mort et contre les séductions et l'Antéchrist (al-Masîh al-Dajjâl). Et si tu veux éprouver un peuple par la discorde ramène-nous à Toi sans nous y exposer.

Source: Les Secrets de la Prière (Al-Ghazâlî)

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