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univers-soufi

Réalité et signification de la patience (Ghazâli) - 1

13 Mars 2012 , Rédigé par univers-soufi Publié dans #la patience

lr Sache que la patience est une des stations (maqâmat) de la Religion et une demeure parmi celles que traversent ceux qui cheminent vers DIEU.

L'ensemble des stations de la Religion s'ordonne autour de trois Axes: les connaissances, les états spirituels et les actes de piété. Les connaissances sont les fondements; elles constituent la source des états. Ceux-ci, à leur tour, donnent naissance aux actes.

Les connaissances sont donc semblables à un arbre dont les états sont les branches et les actes les fruits.

Ceci est valable pour toutes les demeures que traverse celui qui chemine vers DIEU Très-HAUT.

Dans certains cas, on réservera le terme "foi" pour (désigner) les connaissances, dans d'autres, il désignera l'ensemble comme nous l'avons fait en mentionnant la différence entre la foi et la soumission dans notre livre ( les principes du Dogme).

La patience, comme toutes les autres stations, n'est obtenue que par une connaissance préalable et opérante. En réalité, la patience est une expression de cette connaissance et les actes sont les "fruits" qu'elle produit.

On ne peut connaître cela sans connaître la situation respective des Anges, des êtres humains et des animaux.

La patience est propre à l'homme et on ne peut l'attribuer ni aux Anges eu égard à leur perfection ni aux animaux car ils en  sont incapables. En effet, les animaux sont dominés par les besoins concupiscents; ils y sont entièrement soumis. Tout mouvement et tout repos est motivé par un besoin. Ils n'ont pas la faculté d'y opposer une résistance. Si cette résistance était ferme, elle serait nommée patience.

Les Anges (sur eux la paix) ne possèdent que le désir ardent de la seigneuriale et l'allégresse de la proximité DIVINE. Aucun désir ne vient les en détourner. Ils n'ont pas besoin d'une force qui éloignerait ce qui détourne de la Présence de Majesté.

Quant aux hommes, ils naissent imparfaits comme les animaux et n'ont, dans un premier temps, que l'appétit qui les pousse à se nourrir. Puis, apparaît l'envie de jouer, de s'embellir et enfin le désir sexuel. Les enfants n'ont absolument aucune patience. Cette dernière étant ici la faculté d'opposer une force à une autre afin de lui résister. Or, chez l'enfant la seule force présente est celle de l'envie comme chez les animaux. Mais DIEU Très-Haut, par Sa Grâce et la largesse de Sa générosité, a honoré les fils d'Adam et les a élevés au-dessus de ces derniers. A chaque homme, Il a assigné deux Anges : le premier le guide et le second le renforce. La connaissance apportée par les deux Anges distingue l'être humain de l'animal.

à suivre


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