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Les actes interdits dans la prière - al-Ghazâli

28 Août 2013 , Rédigé par Ladji Publié dans #islam

Les actes interdits dans la prière - al-Ghazâli

L'Envoyé de Dieu a interdit en prière al-safd et al-safn déjà expliqués ainsi que al-iq'a, al-sadl, al-kaff, al-ikhtisâr, al-sulb, al-muwâsala, la prière de celui qui est hâqin ou hâqib ou hâdhiq ou celui qui a faim ou qui est en colère ou voilé.

Pour ce qui est de l'iq'a, il signifie pour les spécialistes de la langue le fait de s’asseoir sur le bassin, de dresser ses genoux et de s'appuyer sur le sol avec ses mains comme le chien. Pour les spécialistes du hadith, il signifie le fait de s'appuyer sur ses pieds allongés et non pas de s'appuyer sur les doigts des pieds et des mains.

Quand au sadl, il signifie selon les gens du hadith le fait de s'envelopper dans son habit en gardant les mains à l’intérieur et de s'incliner et de sa prosterner dans cette position. C'était d'ailleurs l'attitude des juifs dans leur prière. D'où l'interdiction de leur ressembler. Aussi il ne convient pas de s'incliner et de se prosterner en gardant les mains à l'intérieur des vêtements intérieurs. Pour ce qui est du kaff, il consiste à relever ses vêtements avec ses mains au moment de se prosterner. Ce terme peut aussi concerner les cheveux de la tête. Aussi il convient pour l'homme de ne prier avec les cheveux tressés. Du reste il est dit dans le hadith : " On m'a ordonné de me prosterner en s'appuyant sur sept membres et de ne pas plier les cheveux ou les vêtements." D'ailleurs l'imam Ahmad ibn Hanbal déteste pour l'homme de se ceindre en prière et considère que cela relève du kaff.

Pour ce qui est du iskhtisâr, il consiste à mettre les mains sur les hanches. Pour ce qui est du salb, il consiste à mettre ses mains sur ses hanches au moment de se redresser débout et de trop éloigner ses bras.

Pour ce qui est du muwâsala, c'est une attitude qui comporte cinq choses interdites. Deux d'entre elles concernent l'imam : il ne doit pas joindre la takbîrat al-ihrâm à la récitation ni son rukû' à sa récitation. Deux d'entre elles concernent le ma'mûm : il doit joindre la takbîrat al-ihrâm à celle prononcée par l'imam et il en va de même des salutations finales. Enfin la dernière chose qui est commune aux deux consiste à ne pas joindre la première salutation finale obligatoire à la seconde.

Pour ce qui est du hâqin, c'est celui qui pressé par l'envie d'uriner. Pour ce est du hâqib, c'est celui qui subit la pression des vents.

Pour ce qui est du hâdhiq, c'est celui qui porte des chaussons trop serrés. Car tout cela empêche le recueillement. D'ailleurs il en va de même pour celui qui a faim. En effet le Prophète l'a interdit en disant : " Lorsque le dîner est prêt et que la prière a été annoncée commencez par le dîner." Sauf si le temps ne le permet pas ou que celui qui prie n'a pas le cœur troublé. D'ailleurs il est interdit hadith : " Qu'aucun de vous n'engage la prière le visage renfrogné et qu'aucun de vous ne prie s'il est en colère".

Al-Hasan disait : " Toute prière où le cœur n'est pas présent précipite le châtiment."

Il a dit également dans le hadith : " Il y a sept choses dans la prière qui relèvent de Satan : al-ru'âf (le fait de saigner du nez), al-nu'âs (le fait de somnoler), al-waswasa (l’obsession), al-tathâ'ub (le bâillement), al-hikâk (le fait de se gratter), al-iltifât (le fait de se retourner), al-'abath (le fait de jouer avec quelque chose)." Certains ont ajouté al-sahuw (l'inadvertance) et al-shak (le doute).

Quelqu'un parmi les anciens pieux (al-salaf) disait : " Il y a quatre choses dans la prière qui relèvent de la grossièreté : le fait de se retourner, le fait d'essuyer le visage, le fait de ranger les cailloux et le fait de prier dans un passage des gens.

On a également interdit le fait de croiser les doigts ou de les claquer ou de couvrir le visage ou de mettre l'une des paumes des mains sur l'autre et de les introduire entre ses cuisses pendant le rukû. En effet certains parmi les Compagnons (al-Sahâba) ont dit : " Nous faisions cela et on nous l'a interdit."

Il est également interdit de souffler par terre pour nettoyer le sol au moment de se prosterner ou de ranger les cailloux avec les doigts. De même l'orant ne doit pas lever l'un de ses pieds et le mettre sur sa cuisse, ni de s'appuyer sur un mur pendant qu'il est débout en prière. Car s'il s'appuie et que le mur venait à s'effondrer il tomberait surbaissement et sa prière serait invalidée.

Mais DIEU est plus Savant.

Source: Les secrets de la Prière en Islam (Al-Ghazâli)

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