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LES TROIS SORTES DE NAWÂFIL - Al-Ghazâlî

25 Novembre 2016 , Rédigé par Ladji Publié dans #islam

Derviches

Derviches

Sache qu'en dehors des prières prescrites il y'a trois sortes de prières nawâfil : les sunan, les prières recommandées (al-mustahabbât) et les prières volontaires (al-tatawwu'ât). 

Par sunan nous entendons ce qu'on a rapporté que l'Envoyé de Dieu observait régulièrement comme prières consécutives (al-rawâtib) aux prières prescrites, la prière d'al-dhuhâ (la matinée), al-witr, al-tahajjud (prière nocturne) etc. Parce que la sunna constitue la voie à pratiquer.

Par al-mushabbât nous entendons ce que les traditions rapportent sur leur mérite sans indiquer qu'il faut les observer régulièrement comme ce que nous rapporterons sur les prières des jours et des nuits de la semaine, sur la prière à l'occasion de l'entrée et de la sortie de chez soi etc.

Par al-tatawwu'ât (les prières volontaires) nous entendons tout le reste au sujet duquel il n'y a pas une tradition particulière. Mais il s'agit de la part du serviteur d'un acte volontaire. En ce sens qu'il a voulu se mettre en confidence avec Dieu par le moyen de la prière dont le mérite est attesté par la loi religieuse. Il s'agit donc d'un acte volontaire du serviteur puisqu'il ne lui a pas été recommandé d'accomplir cette prière en particulier qu'il a observée de plein gré même s'il est tenu de faire certaines prières à des moments déterminées.

Ces trois sortes de prière ont été appelées des nawâfil (surérogatoires) parce que ce vocable signifie en arabe le surplus. Car le caractère commun aux nawâfil c'est qu'elles constituent un plus par rapport aux prières obligatoires. Donc nous avons retenu par convention les termes nâfila, sunna et tatawwu' pour faire connaître les desseins à travers ces actes d'adoration. Aussi il n'y a pas de problème pour celui qui change cette terminologie car les termes comptent peu lorsqu'on e déjà compris les finalités. Il reste que les degrés de mérite de ces catégories de prières diffèrent en fonction des traditions et des informations pour faire connaître leur mérite, de la régularité de leur observance par le Prophète et en fonction de l'authenticité et de la célébrité des traditions à leur sujet. Voilà pourquoi on dit que les sunan relatives aux actes en commun sont meilleurs que les sunan relatives aux actes en solitaires, que les meilleurs sunan relatives aux actes en commun sont la prière de l'aïd puis la prière du kusûf (l'éclipse) puis la prière d'al-istiqâ' (la demande de pluie), que les meilleurs sunan relatives aux actes individuels sont al-witr puis les deux rak'a du fajr puis les prières rawâtib (prières consécutives aux prières obligatoires). Sache également que les nawâfil par rapport à ce qu'elles se rapportent se subdivisent à leur tour entre celles qui se rapportent à des causes particulières comme le kusûf (l'éclipse) et al-istisqâ' et celles qui se rapportent à des moments. A leur tour celles qui se rapportent au temps se subdivisent entre celles qui se répètent selon la succession des jours et des nuits ou selon la succession des semaines. En somme il y' a quatre groupe de prières.

A. LES PRIERES QUI SE REPETENT TOUS LES JOURS ET TOUTES LES NUITS

Elles sont au nombre de huit cinq sont constituées par les prières consécutives (al-rawâtib) aux prières obligatoires et dont les trois autres  viennent juste après, à savoir la prière du dhuhâ (la matinée), la prière entre le maghrib et le 'ishâ et la prière nocturne  al-tahajjud.

Evoquons-les en détails.

La première : la prière consécutive à la prière obligatoire du subh. Elle est constituée de deux rak'a. L' Envoyé de Dieu : " les deux rak'a de l'aube valent le bas-monde et tout ce qu'il renferme." Leur heure débute au moment de l'apparition de l'aube réelle qui est plutôt longue que dispersée. Mais il est très difficile de l'apercevoir à ses débuts à l'oeil nu sauf, si on est initié aux positions de la lune ou si l'on connaît la correspondance entre son apparition et les positions des étoiles qu'on peut voir à l'oeil nu. On peut donc la déterminer par les étoiles, et par la position de la lune durant deux nuits du mois. En effet la lune apparaît en même temps que l'aube au cours de la vingt-sixième nuit du mois, et le matin se lève en même temps que le coucher de la lune au cours de la douzième nuit du mois. C'est ce qui arrive généralement. Mais le connaître avec beaucoup de précision exige des explications plus détaillées qu'il n'y a pas lieu d'aborder ici.

Il reste que le temps des  deux rak'a de l'aube se termine en même temps que se termine le temps de la prière obligatoire du subh, à savoir l'apparition du soleil. Toutefois la Sunna implique qu'on doit accomplir ces deux rak'a avant la prière obligatoire du subh. Néanmoins si le fidèle entre dans la mosquée au moment où débute la prière obligatoire il doit d'abord accomplir celle-ci parce que le Prophète a dit :" Lorsqu'on annonce la prière il n'y a point d'autre prière à observer que celle qui est prescrite."

Ensuite lorsque le fidèle termine la prière prescrite il se lève et observe les deux rak'a de l'aube. Ce qui est sûr c'est que ces deux rak'a sont considérées comme accomplies dans leur temps imparti tant qu'on les observe avant le lever du soleil parce qu'elles sont consécutives à la prière prescrite du subh. Leur avancement et leur retardement par rapport à la prière prescrite du subh relève de la sunna tant que le fidèle qui les observe ne tombe pas au moment de leur accomplissement sur un groupe de fidèles qui observent en commun la prière prescrite du subh. Si c'est le cas ces deux rak'a sont observées ensuite mais dans leur temps imparti. Quoi qu'il en soit il est recommandé au fidèle de les observer chez lui en les allégeant avant de venir à la mosquée et d'observer deux rak'a de salut de la mosquée. Ensuite il s'assoie et s'abstient de prier jusqu'à ce qu'il observe la prière prescrite. Car entre l'aube et le lever du soleil il est préférable de s'adonner au dhikr (mention de Dieu) et à la méditation et de se contenter des deux rak'a de l'aube en plus de la prière prescrite à cette occasion.

La deuxième : c'est la prière consécutive au dhuhr. Elle se compose de six rak'a : deux rak'a après la prière obligatoire du dhuhr qui sont très recommandées par la sunna et quatre rak'a avant qui sont également sunna même si elles sont moins importantes que les deux rak'a précédentes.

Abû Hurayra rapporte que le Prophète a dit : " Celui qui observe quatre rak'a après midi en excellant dans leur récitation, leur rukû' et leur sujûd soixante-dix mille anges prient avec lui et ne cessent de demander pardon en sa faveur jusqu'à la tombée de la nuit." De même le Prophète que Dieu lui accorde la grâce et la paix - observait régulièrement quatre rak'a après midi et disait: " Les portes du ciel s'ouvrent à cette heure et j'aime qu'une oeuvre de ma part soit proposée au ciel à ce moment là." Ce hadith a été rapporté par Abû Ayyûb al-Ansâri. Ceci est attesté également par Um Habiba, l'épouse du Prophète, qui rapporte qu'il a dit : " A celui qui observe chaque jour douze rak'a en dehors des prières prescrites on construira pour lui une maison au Paradis : deux rak'a avant la prière obligatoire de l'aube, quatre rak'a avant le dhuhr et deux après, deux avant le 'asr et deux après le maghrib." De même Ibn 'Umar rapporte ceci : " J'ai retenu de l'Envoyé de Dieu - que Dieu lui accorde la grâce et la paix - dix rak'a chaque jour" et il a mentionné ce qui a été rapporté par Um Habîba à l'exception des deux rak'a de l'aube. En effet il a dit à ce sujet : " C'était une heure ou on n'accédait pas auprès de l'Envoyé de Dieu.

Mais ma soeur Hafsa m'a informé que le Prophète observait deux rak'a dans sa pièce puis sortait." En plus dans le hadith qu'il rapporte Ibn 'Umar parle de deux rak'a avant le dhuhr et de deux rak'a après le 'ishâ' sont plus recommandées que les quatre autres.

La troisième : c'est la prière consécutive au 'asr. Toutefois on l'observe sous forme de quatre rak'a, observées deux à deux juste avant le 'asr. Abû Hurayra rapporte que le Prophète a dit : " Dieu prend en miséricorde un serviteur qui accomplit quatre rak'a avant le 'asr." Donc faire cela  dans l'espoir d'être intégré dans l'invocation de l'Envoyé de Dieu - que Dieu lui accorde la grâce et la paix - est très recommandé. En effet son invocation est exaucée certainement. Toutefois sa régularité dans l'observance de cette sunna avant le 'asr n'était pas comme sa régularité dans l'observance des deux rak'a avant le dhuhr.

La quatrième : la prière consécutive au maghrib. Il s'agit de deux rak'a observée après la prière prescrite sur lesquelles il n'y a pas de divergence entre les versions rapportées à ce sujet.Quant aux deux rak'a observées avant le maghrib, entre l'appel à la prière et l'iqâma, comme une initiative faite par le fidèle, c'est une tradition attestée par tout un groupe de Sahâba (compagnons) comme Ubay Ibn Ka'b, 'Ubâda ibn al-Sâmit, Abû Dhar, Zayd ibn Thâbit et bien d'autres. En effet 'Ubâda ou quelqu'un d'autre disait : " Lorsque le muezzin appelait à la prière du maghrib les compagnons de l'Envoyé de Dieu - que Dieu lui accorde la grâce et la paix - se hâtaient vers les colonnes pour accomplir deux rak'a."  Quelqu'un d'autre disait : " Nous accomplissions deux rak'a avant le maghrib au point  que celui qui entrait dans la mosquée croyait que nous avions terminé l'accomplissement de la prière prescrite et nous demandait : Avez-vous observé le maghrib ? Ceci fait partie de la parole du Prophète : " Entre les deux appels à chaque prière il y'a une prière pour celui qui voudra le faire." D'ailleurs Ahmad ibn Hanbal a eu pour habitude de les observer, mais les gens lui avaient fait des reproches et il a cessé de le faire. Comme on l'a interrogé à ce sujet il a répondu par ceci : " Comme j'ai vu que les gens ne les observaient pas je les ai abandonnées." Il a dit aussi : " Si le fidèle les observe chez lui ou là où les gens ne le voient pas ce sera bon."

Source: Les Secrets de la Prière en Islam - Al - Ghazâli.

 

 

 

 

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LES FONCTIONS RELATIVES AUX ACTES DE BASE DE LA PRIÈRE- Al - Ghazâli

3 Février 2016 , Rédigé par Ladji Publié dans #islam

Le muezzin
Le muezzin

S'agissant des fonctions relatives aux actes de base de la prière, elles sont au nombre de trois :

La première : L'imam doit alléger le rukû' et le sujûd sans dépasser la répétition de trois tasbîhât (glorification) au cours de chacun d'eux. En effet on rapporte qu'Anas a dit : " Je n'ai jamais vu de prière plus légère tout en étant parfaite comme celle de l'Envoyé de Dieu." De même on rapporte qu'Anas ibn Mâlik a prié derrière 'Umar ibn 'Abdul'azîz qui était alors le prince de Médine et a dit : " Je n'ai jamais prié derrière quelqu'un dont la prière ressemble à celle de l'Envoyé de Dieu comme ce jeune homme. Nous répétions derrière lui à chaque fois dix glorifications." On a rapporté également : " Nous glorifions derrière l'Envoyé de Dieu et répétions dix fois lors du rukû' et du sujûd".

Ceci est bon mais s'en tenir à trois s'il y'a beaucoup de fidèles est meilleur. Mais s'il n'assiste à la prière en commun que ceux qui se consacrent à la religion il n'y a pas de mal à aller jusqu'à dix glorifications. Voilà comment il est possible de concilier les différentes traditions à ce sujet. Il convient également que l'imam dise en relevant la tête du rukû' : Dieu entend celui qui Le loue.

La deuxième concerne le ma'mûm : Le ma'mûm ne doit pas s'incliner en même temps que l'imam mais s'attarder légèrement par rapport à l'exécution de ses gestes. Ainsi il ne s'incline pour la prosternation que lorsque le front de l'imam touche le sol de la mosquée. Car c'est l'attitude de conformité des Sahâba par rapports aux gestes accomplis par l'Envoyé de Dieu. De même il ne doit pas s'abaisser pour le rukû' en même temps que l'imam.

D'ailleurs on a dit que les fidèles quittent la prière en commun en trois catégories : les uns obtiennent le fruit de vingt-cinq prières et ce sont ceux qui prononcent le takbîr et s'inclinent après l'imam; d'autres n'obtiennent que le fruit d'une seule prière et ce sont ceux qui le font en même temps que lui et d'autres encore qui n'obtiennent le fruit d'aucune prière et ce sont ceux qui devancent l'imam.

Mais devait-il ou non attendre l'arrivée de celui qui entre dans la mosquée pour lui permettre d'obtenir le mérite de la prière en commun en participant à une rak'a entière ?

Peut être que cela convient-il s'il n'y a pas disproportion évidente pour les participants car leur droit de ne pas subir un allongement de la prière doit être respecté.

La troisième : Il ne doit pas trop prolonger le tashahhud pour éviter l'allongement. De même il ne doit pas se réserver à lui-même les invocations mais les formuler au pluriel en disant : " Mon Dieu ! Pardonne-nous !" et non pas : " Mon Dieu ! Pardonne-moi !" En effet il est répréhensible pour l'imam de se réserver les invocations.

Mais il est bon pour l'imam, de recourir pour chercher refuge lors du tashahhud, aux cinq paroles qu'utilisaient le Prophète : " Nous cherchons refuge auprès de Toi contre le châtiment de la Géhenne et le châtiment de la tombe.

Nous cherchons refuge auprès de Toi contre les séductions de la vie et de la mort et contre les séductions et l'Antéchrist (al-Masîh al-Dajjâl). Et si tu veux éprouver un peuple par la discorde ramène-nous à Toi sans nous y exposer.

Source: Les Secrets de la Prière (Al-Ghazâlî)

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La religion et la finalité de l'homme - Pierre Soumarey

27 Juin 2014 , Rédigé par Ladji Publié dans #islam

La religion et la finalité de l'homme - Pierre Soumarey

La science nous donne une description qui rend le complexe simple et intelligible. Elle nous donne des réponses relatives à l'enchaînement des causes, et à l'enchevêtrement des choses, autant qu'elles peuvent être expliquées. Elle nous renseigne sur leur origine, leur nature, leur fonctionnement, leur évolution, leur utilisation et leurs effets dans différents domaines. Cependant force est de constater que l'exploitation de leurs propriétés ou la maîtrise de leur mode d'action, ne permet pas de dégager une finalité à l'existence. Elle permet tout juste d'améliorer les conditions de vie, de soulager et de protéger l'homme de certaines contingences.

Ce bilan reflète une situation, dans laquelle il manque quelque chose d'essentiel au progrès de l'homme: l'absence de sens et de finalité à son existence. Cette dernière s'inscrit dans une alternative: ou il lui faut lui-même donner un sens à son existence ((l'humanisme par la foi en la raison et en la nature de l'homme, la construction d'un modèle idéal proche de la cité de Dieu, la construction d'une société tirée par un idéal toujours à définir) ou il lui faut trouver ce sens en dehors de lui-même (l'histoire ou la prédestinée).

Ce choix en est-il vraiment un ? Ne s'agit-il pas tout simplement de directions, de valeurs et croyances complémentaires ? La question revient en définitive à se poser la question de savoir s'il appartient au pouvoir de l'homme de donner un sens à son existence, ou si celui-ci lui est déjà donné de l'extérieur, sans qu'il ne le saisisse réellement ?

Bien que nous soyons dans l'histoire et que nous la fassions, de l'en-dedans, cette dernière est en une certaine manière en dehors de nous, car elle implique à la fois que l'aventure humaine de la vie, a une signification donc qu'elle n'est pas absurde, et que cette signification est donnée par l'orientation naturelle de l'histoire, qui suit une flèche, une direction prédéterminée, dont la subtilité nous échappe. Autrement dit elle pourrait être autonome et porteuse d'un projet subtil, qui échappe à notre conscience. Ce mécanisme pourrait être rapproché du concept de l'évolution en biologie. Il est comme la main invisible qui régule les marchés dans la théorie capitaliste néo-classiciste ou comme celle qui assure l'équilibre des écosystèmes, dont la vie s'apparente à une guerre permanente, mais qui néanmoins, trouve une harmonie. Cette dynamique s'accomplirait en dehors de la volonté de l'homme, qui n'est que le serviteur d'un projet qui le dépasse. Le déterminisme qui le définit reposerait alors sur le postulat que la succession des évènements et des phénomènes qui confectionnent la trame de l'histoire, est lié à un principe de causalité beaucoup plus profond, que les causes mécaniques et directes auxquels ils obéissent. Une telle conception repose sur le fait que l'être humain est par sa nature même, un être de progrès, parce qu'il est lui-même un projet en construction. Dès lors, son histoire dessine la trajectoire d'une progression, visant un but à atteindre, dont nous n'avons pas une pleine conscience pour qu'il devienne un phénomène prédictif. Or, c'est précisément cette prédiction qu'apporte la religion, en spécifiant les conditions qui permettent d'atteindre ce but.

Source : l'homme face à sa finalité (Pierre Soumarey)

Publié aux éditions du Panthéon à Paris

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Altérité du très saint Coran attestée par son extraordinaire science-Pierre Soumarey

8 Mai 2014 , Rédigé par Ladji Publié dans #islam

Altérité du très saint Coran attestée par son extraordinaire science-Pierre Soumarey

Le Très Saint Coran nous invite à observer l'Univers et la nature, en vue de méditer sur Ses signes (aya) qui s'y expriment en abondance, en tant que preuves de Son action, donc de Son existence. L'ordre rigoureux qui gouverne à leur organisation et l'intelligence qui les régit, les mécanismes de leur fonctionnement, attestent d'une science éminemment supérieure, qui constituent à eux seuls, un éloquent témoignage, au point qu'on pourrait dire, qu'ils constituent le Livre de la Révélation Naturelle.

Peut-on encore dire cela aujourd'hui ? N'avons-nous pas dépassé le stade de la religion naturelle ? Notre science ne nous fait-elle pas voir et comprendre l'Univers et la nature autrement qu'avec "la main de Dieu" ? N'est-il pas archaïque et rétrograde, que de s'exprimer ainsi et de concevoir le monde de cette façon dans le contexte moderne de l'humanité ?

" Il est difficile de résister à l'idée que la structure présente dans l'Univers, apparemment sensible aux altérations numériques, a été plutôt bien dessinée... L'apparente concordance miraculeuse des valeurs numériques que la nature a assignée à leurs constantes fondamentales doit rester la preuve la plus patente pour un élément de conception cosmique." (Paul Davies, " God and the New Physics", Simon & Schuster - New York - 1983, p. 189)

En effet, les lois de la physique, de la mathématique, de la biologie, de l'information, de l'énergie et des matériaux, nous permettent de nous représenter à nous-mêmes, de manière intelligible et logique ces réalités, à travers des codes et conventions scientifiques. C'est des réalités "en-soi" que nous nous représentons et réussissons à décrire "pour-soi", afin de mieux les comprendre. Ceci ne saurait nous conduire à nier pour autant, l'existence de la science infiniment savante qui y est en œuvre.

Dès lors, la question est de savoir s'il peut exister une œuvre sans auteur, sans artisan, sans concepteur ? Peut-on décrire les principes de fonctionnement de l'Univers et de la nature, sans le connaître ? Quel est le mode d'acquisition de cette connaissance, que nous rencontrons dans le Très Saint Coran, bien avant que la science ne puisse découvrir et décrire les réalités qu'il mentionne ? Quelle explication peut-on fournir au phénomène ?

Nous devons poser le principe que, si l'exposé des informations contenues dans le Très Saint Coran correspond à des réalités scientifiques, découvertes que très récemment, alors qu'il était strictement impossible de les découvrir en l'état des connaissances des VIème - VIIème siècles, l'on ne saurait que conclure, en guise d'explication, qu'à l'altérité de ces connaissances, donc du caractère impersonnel de la Révélation du Texte Coranique. L'une des preuves de l'origine Divine du Livre Sacré reposerait ainsi, sur l'enseignement de connaissances qu'aucun homme de l'époque de sa révélation ne possédait, ni ne pouvait objectivement posséder.

Pour qu'une telle conclusion puisse être accepter, il est nécessaire de confronter d'une part, les propositions du Très Saint Coran aux faits scientifiques pour vérifier leur exactitude et d'autre part, aux conditions historiques de leurs découvertes, pour vérifier leur caractère novateur et inédit. Il s'agit de vérifier que le Très Saint Coran contient des vérités scientifiques pour apprécier la pertinence d'une conclusion, visant à établir son origine Divine, à partir de cet état de fait, d'autant plus que l'abondance et la variété des sujets, exclut la coïncidence. Aussi, en avons-nous sélectionné, en première approche, quelques exemples frappants, parmi une masse considérable d'exemples relatifs au Cosmos.

De l'infinité des cieux et des terres dans l'Univers, et de l'existence d'un milieu interstellaire ayant un contenu physique

" C'est Allah seul qui a créé sept cieux et autant de terres. Il y fait régner Son ordre partout, afin que vous sachiez qu'Allah est Omnipotent et Omniscient, et qu'Il embrasse toute chose en (Sa) science" Sourate 65:12 (traduction combinée du AL MONTAKHAB 1998, p.895 et de celle citée dans " la Bible, le Coran et la science" p.251)

Le verset précité (S. 65:12) mentionne la création de sept cieux et d'autant de terres, au sens de planète, leur pareil ou un nombre semblable suivant la traduction suivie. " 7 indiquant comme on l'a vu une pluralité indéterminée, on peut conclure que le texte coranique indique clairement qu'il n'existe pas qu'une terre, la terre des hommes (arD), il y en d'autres semblables dans l'Univers"

(Maurice Bucaille, la Bible, le Coran et la science p. 251, Agora Pocket, Seghers 1976)

" L'expression "mondes" revient des dizaines de fois dans le Coran. Les cieux sont évoqués comme multiples, non seulement sous la forme de pluriel, mais encore avec la numération symbolique, à l'aide du chiffre 7 (pour exprimer leur nombre infini)"

(Ibidem p.249)

Cette pluralité de cieux et de planètes en nombre indéterminé dans le cosmos, symbolisé par le chiffre 7, affirmée avec constance dans le Très Saint Coran dont la Première Sourate ouvre sur :

"Louange à Dieu, Seigneur des Mondes, le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux" S. 1:1-2, " n'est pas un des moindres étonnements du lecteur moderne du Coran, que de trouver dans un texte de cette époque l'annonce du fait que des terres comme la nôtre puissent se trouver dans l'Univers, ce que les hommes n'ont pas encore vérifié en notre temps" (Ibidem p.251)

Or que nous enseigne la science des temps modernes à ce propos ?

" Notre système solaire consiste en une étoile moyenne appelée le Soleil, les planètes Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, et Platon. Il inclus : les satellites des planètes; un certain nombre de comètes, d'astéroïdes et le milieu interplanétaire. Le Soleil est la plus riche source d'énergie électromagnétique du système solaire (surtout dans la forme de sa chaleur et de sa lumière). Le plus près voisin stellaire du soleil est une étoile naine rougeâtre appelée Proxima du Centaure. Elle est située à 4.3 années lumière de nous. Tout le système solaire, incluant toutes les étoiles visibles par une nuit claire, gravite à l'intérieur de notre galaxie : la Voie Lactée. Notre galaxie est un disque en forme de spirale contenant 220 milliards d'étoiles. Deux petites galaxies, gravitant très près l'une de l'autre, à l'intérieur de la Voie Lactée. On peut les voir de l'hémisphère sud. Elles ont pour noms le Grand Nuage de Magellan et le petit Nuage de Magellan. La galaxie la plus près de nous est la galaxie d'Andromède. C'est une galaxie en forme de spirale comme la Voie Lactée mais elle est 4 fois plus grosse et est à 2 millions d'années-lumière de nous. Notre galaxie, une parmi les milliards de galaxies connues, voyage à travers l'espace intergalactique." (Calvin J. Hamilton, 1997-1998, " Regards sur le Système Solaire", http:www.solarview.com/french/solarsys.htm#sum)

Il s'évince de ces données scientifiques que le Cosmos est peuplée d'une multitude d'astres (étoiles, planètes, et comètes), de systèmes planétaires et de galaxies dont le nombre reste indéterminé, car nous ne cessons d'en découvrir depuis ces 3 dernières décennies, et la dynamique même gouvernant à l'apparition de ces astres ne cesse d'en dévoiler et d'en produire, au point qu'un recensement exhaustif et limitatif est pratiquement impossible à réaliser.

" Ces mondes, ces cieux, et ces terres (planètes telluriques)" cités dans le Très Saint Coran nous invitent à un examen lexical et linguistique, pour déterminer comment comprendre ou interpréter ces mots en fonction des notions qu'ils impliquent.

" Le monde désigne la matière, l'espace et les phénomènes qui nous sont accessibles par les sens, l'expérience ou la raison. Le sens le plus courant désigne notre planète, la Terre, avec ses habitants, et son environnement plus ou moins naturel. Le sens étendu désigne l'univers dans son ensemble" tandis qu' " Un monde désigne l'espace dans lequel est la personne ou l'objet dont on parle et tout ce que cet espace contient." (http://fr.wikipedia.org/wiki/Monde_(univers)).

La représentation que l'on peut se faire du monde résulte de l'ensemble des données géodésiques, astronomiques, géographiques, naturelles, historiques, symboliques, linguistiques, mythiques qui participent à la vie d'un groupe humain à une époque donnée. Dès lors, celle-ci évolue dans le temps en fonction des nouvelles connaissances acquises dans les domaines précités, à l'intérieur de ce même groupe humain. Il en résulte que la conception et la représentation du monde dans une communauté humaine, varie suivant les époques. Aussi, le monde tel qu'il était perçu au VIIème siècle, à l'époque de la Révélation Coranique dans la civilisation arabe pré-coranique et post-coranique, peut correspondre à un univers limité au système solaire.

En effet, les bases théoriques des conceptions faisant autorité au cours du haut moyen âge sont héliocentriques, cependant en matière d'astronomie stellaire cohabitent, un repérage en 12 signes très pratique pour les calculs de la position des astres, instrument précieux pour la navigation sur mer, mais aussi pour s'orienter dans le désert, et un repérage en constellations, utilisé pour les interprétations de la divination astrale. En conclusion, cette astronomie extrêmement rudimentaire a une fonction essentiellement utilitaire et pratique. Elle n'a pas d'objet scientifique.

" Et (Il a établi) aussi des points de repère, et c'est à l'étoile qu'on se guide"

Sourate 16:16

Extrait du livre: L'homme face à sa finalité de Pierre Soumarey

publié aux éditions du panthéon à Paris

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A PROPOS DES HOMMES DU DHIKR

12 Janvier 2014 , Rédigé par Ladji Publié dans #islam

A PROPOS DES HOMMES DU DHIKR

A PROPOS DES HOMMES DU DHIKR
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Cas des versets ou hadith contradictoires (Futûhâ al-Makkiyya) Ibn'Arabi

20 Septembre 2013 , Rédigé par Ladji Publié dans #islam

Cas des versets ou hadith contradictoires (Futûhâ al-Makkiyya) Ibn'Arabi

Lorsque deux versets ou deux traditions authentiques se contredisent, mais qu'il est possible de les rapprocher l'un de l'autre et de les utiliser conjointement, nous ne devons pas renoncer à nous en servir. S'il n'est pas possible de les utiliser ensemble, parce qu'il se trouve dans l'un des deux une exclusion (istithnâ), il faut alors choisir celui dans lequel se trouve cette exclusion. S'il y a dans l'un des deux une adjonction (ziyâda), il faut l'adopter et s'en servir. Lorsqu'il ne s'y trouve rien de tout cela, et que ces deux versets sont totalement contradictoires, on se réfère alors à la date (ta'rîkh) [de leur révélation respective) et on choisit le plus tardif des deux. Si enfin on ignore cette date, et qu'il est difficile de la connaître, il faut alors prendre en considération celui des deux qui est le plus propre à lever une contrainte en matière de religion (raf' al-haraj fî l-dîn), et l'appliquer car ce point de vue est confirmé par le verset : " Il ne pèse pas sur vous, dans la religion, de contrainte" (haraj; Cor. 22 : 78) et la religion d'Allah est facile. " Et Dieu veut pour vous ce qui est facile et non ce qui est difficile" (Cor. 2 : 185).

Le Prophète nous dit également : " Ce que je vous ai ordonné de faire, accomplissez-le à la mesure de ce que vous pouvez, et ce que je vous ai interdit de faire, cessez de le faire !" Si les deux textes contradictoires sont équivalents sous ce rapport, aucun des deux ne doit être délaissé mais tu choisiras d'user de celui des deux que tu désires.

Lorsqu'un verset et une tradition authentique d'entre les traditions provenant d'une seule voie se contredisent, et qu'on en ignore la date, on choisit le verset et on délaisse la tradition, car le premier est sûr alors que la seconde ne bénéficie que d'une présomption. S'il s'agit d'une tradition rapportée par de nombreuses autorités (khabar mutawâtir) et donc aussi sûr que le verset, mais si on ignore leur relation chronologique et si leur conciliation est impossible, la règle est de choisir librement les deux. Toutefois s'il se trouve dans l'un de ces textes l'allègement d'une contrainte (raf' al-haraj), c'est à celui-là qu'on donnera la préférence.

Chaque fois que deux traditions ou deux versets sont en contradiction l'un avec l'autre, ou que sont en contradiction un verset et une tradition authentique - que cette tradition soit rapportée par plusieurs autorités ou par une seule - mais que l'un des deux comporte une précision supplémentaire (ziyâda) en matière de prescription légale, on doit tenir compte de cette précision et l'appliquer. La prépondérance revient donc à la tradition qui comporte cette adjonction plutôt qu'à celle qui la contredit. Néanmoins, il ne faut prendre en considération parmi les traditions, que celles qui sont authentiques. L'individu qui, sur les questions légales, se conforme à l'une des écoles juridiques mais à qui parvient un hadith faible (da' îf), attribué à l'Envoyé de DIEU, qui contredit l'opinion d'un des Imâms [fondateur des écoles juridiques} ou d'un des Compagnons, à laquelle on ne reconnaît pas d'argument probant (dâlil), choisira de donner la préférence au hadith faible et rejettera l'opinion en question. Même si ce hadith en réalité n'est pas authentique, il a en tout cas le même degré de probabilité que l'opinion contraire et on ne doit pas s'en écarter. A plus forte raison est-il exclu de s'en écarter s'il est authentique et l'on doit impérativement ne pas tenir compte de l'opinion contraire d'un Compagnon ou d'un Imâm.

Quand la tradition est "relâchée" (mursal : c'est à dire rapportée sans chaîne de transmission ou avec une chaîne incomplète) ou "arrêtée" (mawqûf : c'est à dire remontant seulement à l'un des Compagnons du Prophète mais non au Prophète lui-même), on ne peut s' y fier que si l'on sait que le second rapporteur (tâbi') n'a pas reçu ce hadith d'une autre personne que d'un Compagnon. S'il en est ainsi, et même s'il ne précise pas de quel Compagnon il s'agit, on adoptera ce hadith mursal. Cette tradition a en effet le même statut que le hadith rapporté du Prophète (al-musnad). Tel est le cas lorsque le rapporteur de la seconde génération s'exprime ainsi : " L'Envoyé de DIEU a dit..." sans faire mention du Compagnon d'après lequel il rapporte ce hadith, dès lors qu'on sait qu'il est de ceux qui ont vu les Compagnons et ont fait partie de leur entourage, qu'il est sûr quant à sa foi et, enfin, qu'il ne compte pas parmi les gens qui professent qu'on peut attribuer au Prophète des propos qu'il n'a pas tenu si c'est pour le bien de la communauté. S'il ne remplit pas ces conditions, on n'utilisera pas le hadith qu'il rapporte, même s'il a une chaîne de transmission complète. En résumé, il n'est pas licite de rejeter un verset ou une tradition authentique au bénéfice de l'opinion d'un Compagnon ou d'un des Imâms : celui qui agit ainsi commet une erreur évidente et se met en dehors de la Religion de Dieu.

Lorsqu'une tradition provient de gens dont on ne sait rien (mastûrîn) et dont on ne parle ni en termes de désapprobation (jarh) ni en termes d'approbation (ta'dîl), il faut accepter ce qu'ils transmettent. Mais, si l'on impute à l'un d'entre eux un défaut remettant en cause sa sincérité (sidq), il faut délaisser cette tradition. Toutefois, dans le cas où cette infirmité ne se rapporte pas à sa narration (naql), il faut l'accepter sauf s'il s'agit d'un buveur de vin et s'il a parlé en état d'ébriété (sukr). En revanche, si l'on sait qu'il a rapporté cette tradition en état de sobriété (sahw) et fait partie de ceux dont c'est le propre, on acceptera la tradition qu'il rapporte.

En tout cela il n' y a pas de différence entre se servir du khabar al-wâhid authentique et de la tradition dite mutawâtir, excepté lorsqu'il y a contradiction entre les deux, ainsi que nous l'avons déjà montré. DIEU ne nous oblige nullement à admettre ce que disent d'autres que Son Envoyé, même s'il nous est prescrit de les respecter et de les aimer.

source: Al-Futûhât Al-Makkiyyâ (Les illuminations de la Mecque) Ibn'Arabi

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Les actes interdits dans la prière - al-Ghazâli

28 Août 2013 , Rédigé par Ladji Publié dans #islam

Les actes interdits dans la prière - al-Ghazâli

L'Envoyé de Dieu a interdit en prière al-safd et al-safn déjà expliqués ainsi que al-iq'a, al-sadl, al-kaff, al-ikhtisâr, al-sulb, al-muwâsala, la prière de celui qui est hâqin ou hâqib ou hâdhiq ou celui qui a faim ou qui est en colère ou voilé.

Pour ce qui est de l'iq'a, il signifie pour les spécialistes de la langue le fait de s’asseoir sur le bassin, de dresser ses genoux et de s'appuyer sur le sol avec ses mains comme le chien. Pour les spécialistes du hadith, il signifie le fait de s'appuyer sur ses pieds allongés et non pas de s'appuyer sur les doigts des pieds et des mains.

Quand au sadl, il signifie selon les gens du hadith le fait de s'envelopper dans son habit en gardant les mains à l’intérieur et de s'incliner et de sa prosterner dans cette position. C'était d'ailleurs l'attitude des juifs dans leur prière. D'où l'interdiction de leur ressembler. Aussi il ne convient pas de s'incliner et de se prosterner en gardant les mains à l'intérieur des vêtements intérieurs. Pour ce qui est du kaff, il consiste à relever ses vêtements avec ses mains au moment de se prosterner. Ce terme peut aussi concerner les cheveux de la tête. Aussi il convient pour l'homme de ne prier avec les cheveux tressés. Du reste il est dit dans le hadith : " On m'a ordonné de me prosterner en s'appuyant sur sept membres et de ne pas plier les cheveux ou les vêtements." D'ailleurs l'imam Ahmad ibn Hanbal déteste pour l'homme de se ceindre en prière et considère que cela relève du kaff.

Pour ce qui est du iskhtisâr, il consiste à mettre les mains sur les hanches. Pour ce qui est du salb, il consiste à mettre ses mains sur ses hanches au moment de se redresser débout et de trop éloigner ses bras.

Pour ce qui est du muwâsala, c'est une attitude qui comporte cinq choses interdites. Deux d'entre elles concernent l'imam : il ne doit pas joindre la takbîrat al-ihrâm à la récitation ni son rukû' à sa récitation. Deux d'entre elles concernent le ma'mûm : il doit joindre la takbîrat al-ihrâm à celle prononcée par l'imam et il en va de même des salutations finales. Enfin la dernière chose qui est commune aux deux consiste à ne pas joindre la première salutation finale obligatoire à la seconde.

Pour ce qui est du hâqin, c'est celui qui pressé par l'envie d'uriner. Pour ce est du hâqib, c'est celui qui subit la pression des vents.

Pour ce qui est du hâdhiq, c'est celui qui porte des chaussons trop serrés. Car tout cela empêche le recueillement. D'ailleurs il en va de même pour celui qui a faim. En effet le Prophète l'a interdit en disant : " Lorsque le dîner est prêt et que la prière a été annoncée commencez par le dîner." Sauf si le temps ne le permet pas ou que celui qui prie n'a pas le cœur troublé. D'ailleurs il est interdit hadith : " Qu'aucun de vous n'engage la prière le visage renfrogné et qu'aucun de vous ne prie s'il est en colère".

Al-Hasan disait : " Toute prière où le cœur n'est pas présent précipite le châtiment."

Il a dit également dans le hadith : " Il y a sept choses dans la prière qui relèvent de Satan : al-ru'âf (le fait de saigner du nez), al-nu'âs (le fait de somnoler), al-waswasa (l’obsession), al-tathâ'ub (le bâillement), al-hikâk (le fait de se gratter), al-iltifât (le fait de se retourner), al-'abath (le fait de jouer avec quelque chose)." Certains ont ajouté al-sahuw (l'inadvertance) et al-shak (le doute).

Quelqu'un parmi les anciens pieux (al-salaf) disait : " Il y a quatre choses dans la prière qui relèvent de la grossièreté : le fait de se retourner, le fait d'essuyer le visage, le fait de ranger les cailloux et le fait de prier dans un passage des gens.

On a également interdit le fait de croiser les doigts ou de les claquer ou de couvrir le visage ou de mettre l'une des paumes des mains sur l'autre et de les introduire entre ses cuisses pendant le rukû. En effet certains parmi les Compagnons (al-Sahâba) ont dit : " Nous faisions cela et on nous l'a interdit."

Il est également interdit de souffler par terre pour nettoyer le sol au moment de se prosterner ou de ranger les cailloux avec les doigts. De même l'orant ne doit pas lever l'un de ses pieds et le mettre sur sa cuisse, ni de s'appuyer sur un mur pendant qu'il est débout en prière. Car s'il s'appuie et que le mur venait à s'effondrer il tomberait surbaissement et sa prière serait invalidée.

Mais DIEU est plus Savant.

Source: Les secrets de la Prière en Islam (Al-Ghazâli)

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LE SACRE ET LE PROFANE (RENÉ GUENON)

21 Juillet 2013 , Rédigé par Ladji Publié dans #tradition, #soufisme, #René Guénon, #islam, #sacré, #profane

LE SACRE ET LE PROFANE (RENÉ GUENON)

Nous avons souvent expliqué déjà que, dans une civilisation intégralement traditionnelle, toute activité humaine, quelle qu'elle soit, possède un caractère qu'on peut dire sacré, parce que, par définition même, la tradition n'y laisse rien en dehors d'elle; ses applications s'étendent alors à toutes choses sans exception, de sorte qu'il n'en est aucune qui puisse être considérée comme indifférente ou insignifiante à cet égard, et que, quoi que fasse l'homme, sa participation à la tradition est assurée d'une façon constante par ses actes mêmes.

Dès que certaines choses échappent au point de vue traditionnel ou, ce qui revient au même, sont regardées comme profanes, c'est là le signe manifeste qu'il s'est déjà produit une dégénérescence entraînant un affaiblissement et comme un amoindrissement de la tradition; et une telle dégénérescence est naturellement liée, dans l'histoire de l'humanité, à la marche descendante du déroulement cyclique. Il peut évidemment y avoir là bien des degrés différents, mais, d'une façon générale, on peut dire qu'actuellement, même dans les civilisations qui ont encore gardé le caractère le plus nettement traditionnel, une certaine part plus ou moins grande est toujours faite au profane, comme une sorte de concession forcée à la mentalité déterminée par les conditions mêmes de l'époque. Cela ne veut pourtant pas dire qu'une tradition puisse jamais reconnaître le point de vue profane comme légitime, car cela reviendrait en somme à se nier elle-même au moins partiellement, et suivant la mesure de l'extension qu'elle lui accorderait; à travers toutes ses adaptations successives, elle ne peut que maintenir toujours en droit, sinon en fait, que son propre point de vue vaut réellement pour toutes choses et que son domaine d'application les comprend toutes également.

Il n' y a d'ailleurs que la seule civilisation occidentale moderne qui, parce que son esprit est essentiellement antitraditionnel, prétende affirmer la légitimité du profane comme tel et considère même comme un "progrès" d'y inclure une part de plus en plus grande de l'activité humaine, si bien qu'à la limite, pour l'esprit intégralement moderne, il n'y a plus que du profane, et que tous ses efforts tendent en définitive à la négation ou à l'exclusion du sacré. Les rapports sont ici inversés : une civilisation traditionnelle, même amoindrie, ne peut que tolérer l'existence du point de vue profane comme un mal inévitable, tout en s'efforçant d'en limiter les conséquences le plus possible; dans la civilisation moderne, au contraire, c'est le sacré qui n'est plus que toléré, parce qu'il n'est pas possible de le faire disparaître entièrement d'un seul coup, et auquel, en attendant la réalisation complète de cet "idéal", on fait une part de plus en plus réduite, en ayant le plus grand soin de l'isoler de tout le reste par une barrière infranchissable.

Le passage de l'une à l'autre de ces deux attitudes opposées implique la persuasion qu'il existe, non plus seulement un point de vue profane, mais un domaine profane, c'est à dire qu'il y'a des choses qui sont profanes en elle-mêmes et par leur propre nature, au lieu de n'être telles, comme il en est réellement, que par l'effet d'une certaine mentalité. Cette affirmation d'un domaine profane, qui transforme indûment un simple état de fait en un état de droit, est donc, si l'on peut dire, un des postulats fondamentaux de l'esprit antitraditionnel, puisque ce n'est qu'en inculquant tout d'abord cette fausse conception à la généralité des hommes qu'il peut espérer en arriver graduellement à ses fins, c'est à dire à la disparition du sacré, ou, en d'autres termes, à l'élimination de la tradition jusque dans ses derniers vestiges.

Il n'y a qu'à regarder autour de soi pour se rendre compte à tel point l'esprit moderne a réussi dans cette tâche qu'il s'est assignée, car même les hommes qui s'estiment "religieux", ceux donc chez qui il subsiste encore plus ou moins consciemment quelque chose de l'esprit traditionnel, n'en considèrent pas moins la religion comme une chose occupant parmi les autres une place tout à fait à part, et d'ailleurs à vrai dire bien restreinte, de telle sorte qu'elle n'exerce aucune influence effective sur tout le reste de leur existence, où ils pensent et agissent exactement de la même façon que les plus complètement irréligieux de leurs contemporains. Le plus grave est que ces hommes ne se comportent pas simplement ainsi parce qu'ils s'y trouvent obligés par la contrainte du milieu dans lequel ils vivent, parce qu'il y a là une situation de fait qu'ils ne peuvent que déplorer et à laquelle ils sont incapables de se soustraire, ce qui serait encore admissible, car on ne peut assurément exiger de chacun qu'il ait le courage nécessaire pour réagir ouvertement contre les tendances dominantes de son époque, ce qui n'est certes pas sans danger sous plus d'un rapport. Bien loin de là, ils sont affectés par l'esprit moderne à un tel point que, tout comme les autres, ils regardent la distinction et même la séparation du sacré et du profane comme parfaitement légitime, et que, dans l'état de choses qui est celui de toutes les civilisations traditionnelles et normales, ils ne voient plus qu'une confusion entre deux domaines différents, confusion qui, suivant eux, a été "dépassée" et avantageusement dissipée par le "progrès' !

Il y a plus encore : une telle attitude, déjà difficilement concevable de la part des hommes, quels qu'ils soient, qui se disent et se croient sincèrement religieux, n'est même plus seulement le fait des "laïques", chez lesquels on pourrait peut-être, à la rigueur, la mettre sur le compte d'une ignorance la rendant encore excusable jusqu'à un certain point. Il paraît que cette même attitude est maintenant aussi celle d’ecclésiastiques de plus en plus nombreux, qui semblent ne pas comprendre tout ce qu'elle a de contraire à la tradition, et nous disons bien à la tradition d'une façon tout à fait générale, donc à celle dont ils sont les représentants aussi bien qu'à toute autre forme traditionnelle; et on nous a signalé que certains d'entre eux vont jusqu'à faire aux civilisations orientales un reproche de ce que la vie sociale y est encore pénétrée de spirituel, voyant même là une des principales causes de leur prétendue infériorité par rapport à la civilisation occidentale ! Il y a d'ailleurs lieu de remarquer une étrange contradiction : les ecclésiastiques les plus atteints par les tendances modernes se montrent généralement beaucoup plus préoccupés d'action sociale que de doctrine; mais, puisqu'ils acceptent et approuvent même la "laïcisation" de la société, pourquoi interviennent-ils dans ce domaine ? Ce ne peut être pour essayer, comme il serait légitime et souhaitable, d'y réintroduire quelque peu d'esprit traditionnel, dès lors qu'ils pensent que celui-ci doit rester complètement étranger aux activités de cet ordre; cette intervention est donc tout à fait incompréhensible, à moins d'admettre qu'il y a dans leur mentalité quelque chose de profondément illogique, ce qui est d'ailleurs incontestablement le cas de beaucoup de nos contemporains.

Quoi qu'il en soit, il y a là un symptôme des plus inquiétants : quand des représentants authentiques d'une tradition en sont arrivés à ce point que leur façon de penser ne diffère plus sensiblement de celle de ses adversaires, on peut se demander quel degré de vitalité a encore cette tradition dans son état actuel; et, puisque la tradition dont il s'agit est celle du monde occidental, quelles chances de redressement peut-il bien, dans ces conditions, y avoir encore pour celui-ci, du moins tant qu'on s'en tient au domaine exotérique et qu'on n'envisage aucun ordre de possibilités ?

source : Initiation et Réalisation Spirituelle (René Guénon)

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A propos du jeûne (Muhy-d-Dîn Ibn'Arabi)

28 Juin 2013 , Rédigé par Ladji Publié dans #soufisme, #poème, #ibn'arabi, #islam, #france

A propos du jeûne (Muhy-d-Dîn Ibn'Arabi)

O Rieur dans la forme de Celui qui pleure

Tu es en nous le Plaignant et l'Accusé (1)

Le jeûne est-il abstinence sans exaltation

ou exaltation sans abstinence ?

N'est-il pas l'une et l'autre pour qui

affirme l'Unicité par une "association" ? (2)

Les intelligences sont chassées et rendues

impuissantes,

sans nasses ni filets.

Les intelligences sont assiégées et rendues

impuissantes,

une lame aiguisée tranchant en faveur de la Loi.

Elles se soumettent alors, leurs preuves rejetées,

et croient sans comprendre.

L'étoile de la guidance les mène saines et sauves

dans les flots des sphères et des royaumes.

O mon âme, sans toi je ne serai pas Lui

"comme si c'était lui" (3), oui, sans toi, sans toi !

Mon jeûne vise le monde.

Il est, plutôt qu'à toi, au DIEU des créatures.

Je veux dire : le jeûne qui est Lui.

Par le monde, au contraire, Il te nourrit.

Aurais-tu contemplé son sens suprême,

nulle créature n'habiterait plus en toi.

Le jeûne est sans pareil m'a dit

le Proclamateur de Sa Loi; considère ceci !

Il est abandon : où est donc celui que tu accomplis ?

Où est ta prétention ?

L'ordre manifesté retourne à son principe;

mon Seigneur reprend possession de toi.

Réfléchis ! Le jeûne fut réglé par Lui

alors qu'il n'a de sens que pour toi.

Puis Il t'a fait savoir

qu'Il te dépouillait du jeûne mis à ta charge :

Le jeûne est à Allâh, ne sois pas ignorante !

Tu es le support de Son épiphanie, prends-y garde !

Il appartient à Allâh ! Tu es seule,

sache-le, à mourir d'inanition !

Le Tout-Miséricordieux t'a rendue femme

pour Celui qui, t'ayant harmonieusement

disposée, naîtra de toi (4),

Gloire à la transcendance de Celui qui t'a ainsi

disposée

comme une épouse pour Lui. Seule tu as

obtenu ce privilège.

Tu es, comme la Terre, une couche pour Lui

et pour Son Être qualifié de "pleureur" (5).

Entre vous deux, l'oeuvre d'Allâh paraît;

et toi, où es-tu donc ?

Si tu implores Allâh et t'abaisses

devant Lui - le Très-Haut ! -, Il se met à ton service.

La Plume Suprême sur Sa Table

inscrit d'après Son ordre ta qualification la plus pure.

Tu es le tout sans être Lui.

Il est proche de toi par une face, Éloigné par l'autre.

Prends garde de ne pas te satisfaire

de ce qui te plaît ! Prends garde !

Demeure selon ton être principiel en tout

ce que tu veux. Ne sois pas oublieuse de peur

qu'Il ne t'oublie (6),

Telle est la science qui m'est venue

d'une Parole véridique.

Je la révèle sur l'ordre de Celui qui la connaît

totalement,

parmi les abstinents et les ascètes.

Louange à Allâh qui m'a privilégié

par une science éclatante et qui t'en a parée,

Qui m'a privilégié par une Forme

dont la perfection n'est possible... que sous

ton égide !

source : Textes sur le Jeûne (Ibn'Arabi)

  1. cf. la demande du Prophète - sur lui la grâce et la paix ! - : "Je me réfugie par Toi contre Toi".
  2. L'association existe dès qu'un "autre qu'Allâh" affirme Son Unité. L'association rend l'abstinence nécessaire, tandis que l'exaltation réalise l'Unité.
  3. Allusion à Cor. 27, 42. Cette expression Coranique est souvent considérée comme la marque d'une réalisation imparfaite.
  4. Littéralement : "apparaîtra à partir de toi) (yazharu min-ka). Il s'agit de l'Esprit Divin dont l'apparition suppose un support de manifestation. Le vocabulaire employé pourrait contenir une allusion à Cor. 19, 17-19.
  5. Ceci est une explication du premier vers.
  6. Allusion à Cor. 9, 67.
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Dans les draps (sourate 73)

15 Octobre 2012 , Rédigé par Ladji Publié dans #islam

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Au nom de DIEU le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

  1. Eh, toi, dans les draps !
  2. Lève-toi, pour la nuit moins un peu :
  3. la moitié. Ou diminue-la un  peu
  4. ou ajoutes-y quelque chose. Et psalmodie de psalmodie le Coran.
  5. Oui, Nous allons lancer sur toi une parole lourde.
  6. Oui, les heures de nuit sont plus fermes pour la besogne, et plus correctes pour la parole.
  7. Oui, il y' a pour toi longue occupation dans la journée.
  8. Et rappelle-toi le nom de ton Seigneur, et incline-toi d'inclination vers Lui.
  9. Le Seigneur du levant et du couchant...
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